Pierre A. Morin a été à la barre de TVA(distributeur
de films. ndlr) à titre de réalisateur
pendant plus de 35 années. Il a réalisé nombre d'émissions dont :
Symphorien, R.S.V.P. et nombres de galas. Les arts l'ont toujours fasciné.
La
peinture est l'une de ses expressions préférées, par la découverte de la lumière
et la façon dont on peut voyager dans un monde surnaturel. Il peint depuis
longtemps et la recherche de l'originalité fait partie de son évolution.
Un
présent du futur
Article paru le 17-19
février 2006 sur
Internet dans le Courrier d'Ahuntsic
André Desroches redaction_villeray@transcontinental.ca
«J’ai toujours peint. C’est l’histoire de ma vie»
(Photo de gauche: Jacques Pharand
- Photo de droite extraite de
la vidéo ci-dessus)
«J’ai toujours peint. C’est l’histoire de ma vie», lance Pierre A. Morin. Un
nouveau chapitre s’ajoutera à cette histoire d’ici quelques jours alors qu’il
exposera du 22 au 26 février à la galerie Artus.
Avec cette exposition solo intitulée Atmo-Sphère, l’artiste, qui privilégie
l'acry- lique, nous propose 25 tableaux. Des tableaux au style figuratif qui nous
plongent dans un univers surréaliste.
«Je fais du surréalisme», dit-il. «J’ai toujours aimé la
science-fiction.»
Membre de Ress-Art — le regroupement des artistes d'Ahuntsic-Cartierville —,
Pierre A. Morin a commencé à peindre à l’âge de 8 ou 9 ans. Mais cet amour a été
mis quelque peu en veilleuse une bonne partie de sa vie en raison d’une carrière
extrêmement bien remplie à la télé.
Il a œuvré comme réalisateur pendant plus de 35 ans. «La télé a été une
passion incro- yable», avoue celui qui a été à la barre d’émissions ayant marqué
l’histoire télévisuelle du Québec, dont Jeunesse d’aujourd’hui, Symphorien,
Épopée Rock, RSVP, Ad Lib et J. E..
Au lendemain de la retraite, en 2001, il a repris ses pinceaux avec un grand
bonheur. Depuis un an, il creuse la veine de la science-fiction. Une fiction
pour laquelle il a une attirance toute naturelle. «J’ai passé ma vie à bâtir des
univers fictifs», rappelle-t-il.
Ses toiles, où l’on sent un grand intérêt pour le travail de la lumière, nous
mettent en présence de paysages et de personnages issus de son imaginaire.
Parfois, mentionne le peintre, un élément bien réel pourra servir de
déclencheur. Ainsi, ce groupe d’arbres aperçus au détour d’une promenade pourra
se retrouver au cœur d’un tableau, sera intégré à un univers théâtral fascinant.
«Je cherche constamment ce qui est beau, ce qui est extraordinaire», confie
Pierre A. Morin.
Le titre de l’exposition, Atmo-Sphère, fait référence à un élément, une
sphère, présent dans chacune des œuvres. Une sphère gonflée d’oxygène qui, dans
ce tableau, alimente les arbres. Qui, dans cette autre toile, apporte l’élément
de vie à un personnage.
Pierre A. Morin trace également un lien entre cette sphère et l’état dans
lequel il se trouve quand il pose son pinceau sur la toile. «Je peins comme si
j’étais dans une bulle. Quand je termine, j’ai de la difficulté à en sortir»,
explique celui qui s'enferme dans son atelier quatre à cinq heures par
jour.
Une
façon originale de peintre sur du métal
recyclé